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Office de Tourisme Avranches - Mont Saint Michel
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Le Patrimoine civil

Le donjon © Ville d'Avranches

Donjon, remparts, musées, le patrimoine civil d'Avranches est important. Son passé historiquement riche en fait un lieu de découverte captivant et inépuisable.

Le donjon d’Avranches

La construction du donjon aux XIe – XIIe siècles

La construction du donjon d’Avranches remonterait sans doute à l’époque ducale (XIe- XIIe siècle), quand, aux alentours de l’An Mil, le duc de Normandie Richard Ier nomme le premier comte d’Avranches, Robert.
Le donjon d’Avranches présentait un plan quadrangulaire de 36 mètres de long sur 26 mètres de large avec une élévation sur 3 niveaux. Sa structure est caractéristique des donjons anglo-normands, que l’on retrouve de part et d’autre de la Manche après la Conquête de 1066. Un plan de construction similaire aurait été suivi, entre autres, par les bâtisseurs de la Tour de Londres. Il est intéressant de noter que des blocs de pierre taillée provenant de bâtiments gallo-romains, utilisés en réemploi lors de la construction des murs médiévaux, sont encore visibles aujourd’hui rue Belle Andrine.
En 1204, lors du rattachement de la Normandie, les fortifications d’Avranches subissent d’importantes destructions par Guy de Thouars.

Les perturbations des XVIIIe - XIXe siècles

Les fortifications d'Avranches sont déclassées au XVIIIe siècle : les remparts sont vendus en parcelles. Le donjon, quant à lui, est probablement laissé à l’abandon dès cette époque.
Le percement d’une nouvelle artère pour prolonger la rue d’Office en 1848, la rue Belle-Andrine, entraîne la destruction des vestiges du donjon d’Avranches. La tour encore visible aujourd’hui est une courtine, un mur de liaison entre deux bastions, et date du XIIIe siècle.

Le Grand Doyenné

La construction de cet imposant bâtiment résidentiel, situé 26 rue de l'auditoire, remonte au milieu du XIIe siècle à l’initiative d’Hasculf de Subligny, un puissant seigneur de la région. Hasculf est aussi le fondateur de l’abbaye de la Lucerne d’Outremer en 1142. Peu avant 1274, ce manoir est cédé par Jean Paisnel, seigneur de Marcey et descendant d’Hasculf de Subligny, à l’évêque Raoul de Thiéville ; l’édifice devient alors la résidence du doyen d’Avranches.
Aux XVe et XVIe siècles, le monument subit d’importantes modifications, la grande salle est divisée en deux niveaux d’habitation. La charpente est réalisée vers 1500.
Dans sa partie inférieure, la façade nord, visible rue de Lille, a conservé son aspect primitif. Cinq contreforts encadrent les baies du cellier ; à l’étage, la grande salle seigneuriale présentait une superficie d’environ 230 m². Appartenant aujourd’hui à des particuliers, le Grand Doyenné est classé Monument historique depuis le 19 octobre 2007.

Le palais épiscopal

Le palais de justice d’Avranches, place Jean de St Avit, est un ancien manoir épiscopal érigé en 1490 à l’initiative de Louis de Bourbon, évêque d’Avranches. Il se dresse à proximité du site où s’élevait la cathédrale d’Avranches. Cette construction, résidence des évêques d’Avranches jusqu’en 1790, prend appui sur les remparts de la ville.
L’édifice subit d’importantes dégradations au cours de la Guerre de Cent Ans et des guerres de Religion, Avranches ayant pris le parti de La Ligue, qui refuse de reconnaître le roi Henri IV. Le tribunal s'installe dans ces murs en 1798. Un violent incendie le ravage en 1899 et le bâtiment est ensuite reconstruit par l’architecte Cheftel. Des parties anciennes subsistent aujourd’hui : la présence d’un escalier en granit et d’une salle de style gothique, faisant office de salle des pas perdus du tribunal, peuvent être notées.
À partir de 2012, après avoir abrité le Tribunal de grande instance qui doit être rattaché au tribunal de Coutances, le palais accueille les tribunaux d'instance fusionnés de Mortain et d'Avranches ainsi que le tribunal des prud’hommes.

L’évêché primitif : Musée d'art et d'histoire

Musée d'Art et d'Histoire (Agrandir l'image). © Ville d'Avranches

A l'abri dans l'enceinte de la "vieille ville", sur la même place Jean de St Avit, on trouve l'ancien enclos épiscopal qui abrite aujourd'hui le musée d'art et d'histoire . Le bâtiment principal était, au XIIe siècle, la résidence des évêques d'Avranches avant de devenir l'Officialité vers 1269. Il fut transformé en prison lors de la Révolution française.

La maison à pans de bois ou la maison de la Sirène

Au Moyen Âge, il semble que les moines de l’abbaye de la Lucerne possédaient une grande partie des "étaux et loges" du marché d’Avranches. Les jours de marché, les emplacements étaient loués aux marchands afin de dégager des revenus non négligeables et indispensables à leur communauté. Un manuscrit conservé à Paris aux Archives Nationales nous apprend également que les religieux de la Lucerne, en plus d’exercer leur "droit seigneurial" sur le marché, possédaient une maison donnant sur la place où "anciennement pendait l’enseigne de la Sirène". Une incertitude demeure sur l'emplacement de la maison.
En effet, le document des Archives Nationales est beaucoup trop flou pour permettre de situer la maison détenue par les moines avec précision et c’est l’abbé Marcel Lelégard qui, venant d’acquérir les ruines de l’abbaye de la Lucerne, prétexta dans les années 70 l’appartenance passée de l’édifice aux moines prémontrés pour la sauver de la destruction. Depuis, la maison "miraculée" située à l'angle de la place du Marché et de la rue Boudrie conserve le nom de "maison de la sirène".
Cette maison, qui date de la fin du XVe ou du début du XVIe siècle, représente ainsi un bel et rare exemple de construction à pans de bois dans notre région. Des édifices similaires devaient exister autour de la place du Marché et le long des rues adjacentes.

La maison Bergevin

Maison Bergevin (Agrandir l'image). © Ville d'Avranches

Edifiée sur l'emplacement de la seconde enceinte du château médiéval, au XVIIIème siècle, elle était la résidence du gouverneur. Avec son jardin installé contre l'enceinte de la ville, c'est un bel exemple de propriété de la bourgeoisie avranchinaise à la veille de la Révolution.
Elle appartenait au peintre Albert Bergevin, dont le musée municipal conserve quelques oeuvres. Elle abrite aujourd'hui les services administratifs du Scriptorial.

 

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