Vous êtes dans : Accueil > Vie culturelle, sport et loisirs > Musées et patrimoine > Le Patrimoine religieux

Plus d'infos

Office de Tourisme Avranches - Mont Saint Michel
2 rue du Général De Gaulle
50300 Avranches
Tél : 02 33 58 00 22

Liens

Le Patrimoine religieux

Notre Dame des Champs © Ville d'Avranches

Ancien évêché, Avranches est caractérisé par un patrimoine religieux remarquable. Partez à la découverte des églises et objets religieux présents à Avranches.

La basilique Saint Gervais

Érigée à l’emplacement d’un édifice très ancien, la construction de l’ancienne église Saint Gervais remonte au XVIIe siècle. Au XIXe siècle, la ville entreprend des travaux de rénovation des églises Saint-Gervais et Saint Saturnin. 
De 1825 à 1834, puis en 1843 et 1852, une longue campagne de travaux va transformer l’édifice. En 1886, une demande est effectuée auprès du Ministère de l’Instruction Publique et des Cultes afin d’ériger la tour et d’achever les travaux. Finalement, le chantier est relancé en 1892 et la tour est achevée en 1898. Le 9 mai 1899, les paroissiens assistent à la bénédiction de cloches par Monseigneur Guérard, évêque de Coutances et d’Avranches. L’église Saint-Gervais dispose d’un carillon de 32 cloches dont « Marie d’Avranches » provenant de l’ancienne cathédrale Saint André, aujourd’hui disparue.
De style néoclassique, la basilique est inscrite à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis le 16 février 2006.
Une importante campagne de restauration de l’édifice a commencé en 2010.

Le Trésor

 

Le trésor de l’église Saint-Gervais qui attire de nombreux visiteurs chaque année, présente une série d’objets religieux dont la pièce maîtresse est le reliquaire renfermant une relique provenant de l’abbaye du Mont Saint-Michel : le crâne de l’évêque Aubert, fondateur, en 708, du premier sanctuaire dédié à Saint-Michel sur le Mont.
Les objets présentés furent collectés après la Révolution française, qui provoqua la dispersion et la destruction de nombreux objets et reliques accumulées au fil des siècles par le Clergé. Au commencement du XIXe siècle, avec le « retour du culte », les paroisses se dotèrent de nouvelles richesses mais, en 1904, lors de la séparation de l’Église et de l’État elles furent à nouveau confisquées.
À Avranches, le clergé local prit une initiative originale en créant un petit musée paroissial qui allait devenir le « trésor de la basilique Saint Gervais ». Dans une salle au sud du clocher-porche, fut rassemblée une multitude d’objets, parfois hétéroclites, au côté des pièces d’orfèvrerie liturgique confiées à la ville et n’étant plus indispensables au culte. La pièce maîtresse en est le crâne de Saint Aubert portant la marque du doigt de l’archange Saint Michel.
Aujourd’hui, les collections sont gérées par le service de conservation des Antiquités et objets d’Art de la Manche (CAOA), qui inventorie régulièrement les collections et veille à leur bon état de conservation.

 

L'Église Notre-Dame-des-Champs

L’église Notre-Dame-Des-Champs était située à l'origine, comme son nom l’indique, à l’extérieur de la ville, au sud. L’ancienne église datait de la fin du XVIIe siècle. Devenue trop petite et des travaux s’avérant nécessaires, il fallut attendre le 12 avril 1863 pour assister à la pose de la première pierre par le préfet de la Manche en présence de Mgr Bravard évêque de Coutances et d’Avranches. De style néo-gothique, l’édifice a été conçu par l’architecte Théberge puis par son successeur, Cheftel. Les travaux s’étalèrent sur une longue période, et les deux tours ne furent achevées qu’entre 1926 et 1937. C’est aussi durant cette période qu’ont été installés les grands orgues. La consécration de l’église, par l’évêque Mgr Germain eut lieu le 13 novembre 1892.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, suite au bombardement de la ville en juin 1944, l’église subit d’importantes destructions et des travaux furent réalisés jusqu’en 1962, date de sa réouverture au culte.

L'Église Saint-Saturnin

L’origine de l’église Saint-Saturnin pourrait remonter au haut Moyen Âge. Aux abords de l’église actuelle, des témoignages archéologiques en attestent. En 1961, rue Saint-Saturnin sont retrouvés des vestiges de sépultures à sarcophages qui valident les informations fournies lors de la découverte de tombes mérovingiennes, sous le chœur de l’église Notre-Dame-Des-Champs en 1959. En 1988, la présence d’un site religieux paléochrétien est confirmée lors de travaux à l’emplacement de l’ancien Crédit Mutuel.
Avant sa reconstruction à la fin du XIXe siècle, l’édifice présentait les caractéristiques de la fin du XVIIe et du commencement du XVIIIe siècle. L’église a certes été reconstruite, mais elle garde des éléments gothiques du XIIIe siècle, notamment le porche occidental donnant sur l’actuelle rue Docteur Gilbert. Cela ferait de cet édifice religieux, aux dires de certains historiens, le plus ancien de la commune.
Un rapport de 1836 décrit l’excellent état de l’église. Extérieurement comme intérieurement, aucun travail d’entretien ni de réparation ne semblait alors nécessaire. Toutefois, la transformation de l’église fut décidée en raison de l’augmentation de la population. D’importants travaux eurent alors lieu sous la conduite du prêtre. Commencés en mai 1846, les bas-côtés du chœur furent achevés en octobre 1847 ; puis, en 1852, les chapelles nord et sud du transept agrandirent encore l’édifice. En 1865, le chœur fut rehaussé afin de s’harmoniser avec les nouveaux aménagements.
En 1876, un clocher de style néo-gothique fut reconstruit. Le projet architectural retenu fut celui de l’architecte Danjoy. 
En 1944, l’église ne subit pas de dégâts majeurs lors des bombardements alliés et seuls ses vitraux furent soufflés par les explosions ; dès le 8 juin elle était rouverte au culte.

L’ancienne cathédrale Saint-André

Réalisé à l’emplacement d’édifices plus anciens derrière l'actuelle Sous-Préfecture, la construction de la cathédrale d’Avranches débute vers 1025 sous l’abbatiat de l’évêque Maugis et s’achève en 1121.
En 1172, la cathédrale d’Avranches fut le théâtre de la repentance publique du roi Henri II, consécutive au meurtre de Thomas Becket, dont il aurait été l’instigateur.
Après la Révolution, l’état de la cathédrale devenue simple église paroissiale nécessite des travaux de rénovation. En 1794, les voûtes du chœur et la nef s’écroulent. Elle est définitivement détruite en 1812. Des éléments lapidaires provenant de la cathédrale, mis au jour lors de fouilles archéologiques menées au cours des années 1970, sont aujourd’hui présentés au Scriptorial.

Partager sur